« L’effroi du masque » ·
Raj Shah, étudiant à l’université de Cambridge, a récemment consacré une étude très documentée au thème du masque dans trois ouvrages français parus au tournant du XXe siècle : Le Roi au masque d’or (Marcel Schwob, 1892), Histoires de masques (Jean Lorrain, 1900) et Le Fantôme de l’opéra (Gaston Leroux, 1910).
Le masque, attribut intrinsèquement paradoxal qui, de Baudelaire à Wilde comme chez les Pierrots fin-de-siècle, dispense une « épouvante délicieuse » aux relents macabres, est mis en corrélation avec le miroir dont se déclinent les différents motifs. A la fois échappées sur les abysses de la psyché et tropes littéraires, masques et miroirs disent les hésitations d’une identité instable et la hantise de la mort, les jeux de la représentation et les questionnements de la narration.
L’une des originalités du travail de Raj Shah consiste à intégrer au duo fin-de-siècle « attendu » que forment Marcel Schwob et Jean Lorrain, un auteur « populaire », souvent cantonné au rayon policier. L’étude dégage ainsi la profondeur du fameux roman de Gaston Leroux, dont les racines romantiques sont tout imprégnées de hantises décadentes. Inversement, elle offre aux récits de Marcel Schwob un prolongement qui fait écho aux thèmes fantastiques et policiers présents dans ses premiers recueils – Cœur double comme Le Roi au masque d’or.
On doit donc espérer que cet excellent travail trouvera de fructueux prolongements.
Raj SHAH : L’effroi du masque: masks, identity and death in three works by Jean Lorrain, Marcel Schwob and Gaston Leroux. University of Cambridge. Faculty of Modern and Medieval Languages. Tripos Part II 2009. Year Abroad Project (Dissertation).

A noter que la Bibliothèque nationale de France a consacré il y a peu une exposition à l’auteur du Fantôme de l’Opéra. Le catalogue de l’exposition (Gaston Leroux: de Rouletabille à Chéri-Bibi, Paris : Bibliothèque nationale de France, 2008) constitue une excellente introduction à la redécouverte d’un écrivain quelque peu négligé par les études universitaires.
Enfin, sur le thème du masque, on peut se reporter au catalogue de l’exposition organisée par le Musée d’Orsay en 2008-2009: Masques de Carpeaux à Picasso, Paris; Musée d’Orsay / Editions Hazan, 2008.

SPICILEGE - CAHIERS MARCEL SCHWOB n° 2 ·
La Société Marcel Schwob a le plaisir d’annoncer la publication conjointe de SPICILEGE – CAHIERS MARCEL SCHWOB n° 2 (2009, 134 pages), centrés sur le recueil de Vies imaginaires(1896), et du fac-similé du manuscrit de L’ESSAI SUR L’ART DE LA BIOGRAPHIE (préface à Vies imaginaires).
Tarifs :
Spicilège – Cahiers Marcel Schwob : 15 euros
Fac-similé : 10 euros (5 euros pour les adhérents)
Les 2 ouvrages : 20 euros.
Les commandes sont à adresser à Agnès LHERMITTE
aglhermitte@yahoo.fr
9, rue Charles Maréchal 78300 POISSY
Réalisation : Julien Schuh
Responsables : Bruno Fabre / Agnès Lhermitte
Éditorial
Dossier : vies imaginaires
La genèse d’un recueil : Vies imaginaires de Marcel Schwob (Bruno Fabre)
L’art de l’Amour et de la discorde dans Vies imaginaires de Marcel Schwob (Robert Ziegler)
La mémoire dans Vies imaginaires (Elena Folloni)
Vies imaginaires illustrées (Agnès Lhermitte)
Résonances
Clarín, Schwob et l’esthétique du conte latin (María José Barrios Castro et Francisco García Jurado)
Yann Gaillard et Marcel Schwob
Pétrone et Bartleby
Mac Orlan : de la vie imaginaire à l’aventure passive
Portrait imaginaire, liaison triangulaire (Schwob, Bofa, Mac Orlan)
Le cure-dent ou l’étrange circulation d’un biographème
(Agnès Lhermitte)
Documents
Un brouillon inédit de la vie d’Érostrate
Un fragment du manuscrit de la vie du Major Stede Bonnet
Charles Maurras, lecteur de Vies imaginaires
Éditions de Vies imaginaires
Traductions de Vies imaginaires
(Bruno Fabre)
Glanures

MAUA, conte inédit de Marcel Schwob ·
Pierre Champion terminait le chapitre XVI de Marcel Schwob et son temps en citant un « petit poème en prose », rapporté par Schwob de son périple à Samoa et transcrit sur un cahier d’écolier : un « chant d’amour » à une certaine « Mona », une sorte d’« exercice littéraire » isolé. Or, les aléas de la destinée des manuscrits ayant déposé le cahier en question entre les mains du libraire d’ancien Sylvain Goudemare, nous savons maintenant que la jeune Samoane est en réalité nommée « Maua », et que le passage recopié par Champion est un simple brouillon inséré dans un cahier dont la teneur est aujourd’hui révélée par l’édition.
Il s’agit d’une suite de brefs textes poétiques et franchement érotiques, dans la tradition saphique, où s’exhalent désirs, fantasmes et jouissance. Ces poèmes antiquisants, qui mêlent au lyrisme coloré une crudité inhabituelle dans les écrits de Schwob, seraient-ils la face secrète des Mimes publiés dans la lignée de ceux d’Hérondas, de même qu’il y avait dans les tiroirs de Pierre Louÿs des Chansons secrètes de Bilitis ? Cependant ces nouveaux « dialogues des courtisanes » – dont l’un en langue anglaise – font également écho aux lettres passionnées qu’à cette même époque, Marcel Schwob écrivait à Marguerite Moreno, sa « sœur cruelle et un peu tourmenteuse » : la folie du désir, l’exaltation masochiste, la reconnaissance éperdue trouvent ici une expression directe qu’autorise le détour par le pastiche. Mais la tonalité parfois violente et mortifère des ébats imaginaires évoqués dans Maua ne s’était-elle pas aussi diffusée dans certains récits d’amour et de mort que publia Schwob entre 1891 et 1896 ?

En 1903, Schwob ajoute les trois derniers poèmes. Passant du pittoresque antique à l’exotisme polynésien, de l’alcôve au navire, il métamorphose la jeune Grecque aux seins fardés en « Ève sauvage » coiffée d’hibiscus : la Maua dont l’éditeur a donné le nom au recueil. Mais la clôture de cette rêverie érotique en dix-neuf tableaux – plus nettement érotique que l’extrait pudiquement livré naguère par Champion – est aussi son tombeau : la dernière étreinte consume les amants dans une chambre funéraire sans issue où ils rejoignent, dans l’imaginaire des lecteurs schwobiens, Septima ou Sufrah.
Ce bel ouvrage particulièrement soigné comprend l’ensemble du texte et la reproduction en fac-similé du manuscrit, ainsi qu’un avant-propos très éclairant de S. Goudemare : « Fantômes de chair ».
Marcel Schwob, Maua, conte inédit présenté par Sylvain Goudemare. Éditions de La Table Ronde, Paris, 2009. 62 pages. 22€.
On peut consulter, sur le site du magazine artnet, un intéressant entretien de Sylvain Goudemare avec Alexandre Devaux.

Marcel Schwob et Roberto Bolaño ·
Lecteur d’espagnol à l’Université d’Artois et lui-même auteur d’un recueil de fictions (Estatuas, Pré-Textos, Valencia, 2006), Cristian CRUSAT a publié un article de littérature comparée sur la tradition de la vie imaginaire. Il y confronte Vies imaginaires de Marcel Schwob et La literatura nazi en América de l’écrivain chilien Roberto Bolaño. Ce texte s’inscrit dans la tradition latino-américaine qui compte Alfonso Reyes, Jorge Luis Borges, Juan Rodolfo Wilcock et, finalement, Roberto Bolaño, tous admirateurs de Marcel Schwob comme l’a montré Jean-Marie Lassus dans Spicilège, Cahiers Marcel Schwob n° 1, p. 23-33.
Crusat, Cristian, « La tradición de la “vida imaginaria”. Marcel Schwob y Roberto Bolaño », in Revista de Occidente, édité par la Fondation José Ortega y Gasset, ISSN 0034-8635, n° 332, janvier 2009, p. 87-114.

Marcel Schwob au colloque international "Borges et la France" ·
Du 2 au 4 septembre 2009 a lieu à Buenos Aires un colloque international de littérature comparée, consacré aux relations de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges avec la France. Le programme complet du colloque est consultable en ligne.
Parmi les figures françaises évoquées, mentionnons Genette, Beckett, Valéry, Caillois, Foucault, Butor, Voltaire, Renan, Maupassant, Claudel, Bergson.
Marcel Schwob occupe une place de choix, puisque cinq contributions lui sont consacrées, le vendredi 4 septembre:
– Bruno Fabre (Université d’Angers): “Borges, “devoto” de Marcel Schwob.”
– Gaël Prigent (Université de la Rochelle): “Borges et les décadents.”
– Alejandro Hermosilla Sanchez (Universidad de Murcia): “Schwob-Borges-Pitol: convergencias ficticias.”
– Mariano Garcia (UCA): “Schwob y Borges entre la biografia y el plagio.”
– Florent Souillot (Université Paris-IV Sorbonne): “Parentés théoriques entre Vies imaginaires de Marcel Schwob et Histoire universelle de l’infamie de Jorge Luis Borges.”

Le fonds Marcel Schwob à Nantes ·
Avatar moderne de la première bibliothèque publique nantaise de 1753, la Médiathèque Jacques Demy conjugue depuis son ouverture en 1985, outre la lecture publique, les fonctions patrimoniale, d’étude et de recherche. Elle développe ainsi des collections autour d’artistes et d’écrivains dont l’histoire et l’œuvre sont liées à Nantes. Or Marcel Schwob a passé son enfance dans cette ville, où son père George puis son frère Maurice dirigeaient Le Phare de la Loire. Quoique vivant à Paris, il contribua jusqu’à sa mort au journal familial et conserva à Nantes de fortes attaches.
L’intérêt de la Bibliothèque municipale de Nantes, et en particulier d’Agnès Marcetteau-Paul, son conservateur directeur, pour Marcel Schwob s’est particulièrement manifesté en trois occasions marquantes :
-en 1992, exposition et catalogue Nantes en 1900, où Marcel Schwob est l’une des quatre figures littéraires retenues.
-en 1997, collaboration à la rédaction et à la publication de La Nouvelle Revue Nantaise n° 3 : Autour de Marcel Schwob – Les « croisades » d’une famille républicaine à travers 50 ans de presse nantaise, Les Amis de la Bibliothèque municipale de Nantes.
-en 2006, organisation de l’exposition « Marcel Schwob, l’homme au masque d’or », en collaboration avec Bernard Gauthier, conservateur à la BnF et secrétaire de la Société Marcel Schwob, et co-édition du catalogue avec « Le Promeneur » (Gallimard).
Par ailleurs la Bibliothèque municipale de Nantes a progressivement constitué un FONDS MARCEL SCHWOB particulièrement riche et divers, dont le point fort fut l’acquisition d’un important ensemble de manuscrits mis en vente le 11 décembre 1998 à l’Hôtel Drouot.
Le chercheur y trouvera:
-des textes de Marcel Schwob (fictions, essais, préfaces, traductions) dans des éditions anciennes et récentes, parfois illustrées.
-des ouvrages et des études consacrés à la vie et à l’œuvre de Marcel Schwob (monographies, études anciennes et récentes réparties entre livres et périodiques).
-des manuscrits et épreuves corrigées de ses œuvres.
-une abondante correspondance manuscrite.
-des livres qui lui sont dédicacés.
-des adaptations de ses œuvres, dont plusieurs versions de La Croisade des enfants de Gabriel Pierné.
-la collection du Phare de la Loire comportant les « Lettres parisiennes » de Marcel Schwob.
Pour faciliter l’accès à ces ressources, le site Marcel Schwob a créé UN LIEN (dans l’onglet à gauche) avec les collections de la MEDIATHEQUE DE NANTES. Bonnes recherches !

Hommage à Marcel Schwob: Les soeurs de Monelle ·
Les plasticiens Hervé DUETTHE et Rose COONAN ont réalisé, à partir de leur lecture d’un des contes du Livre de Monelle, “La rêveuse”, un ensemble qui allie subtilement la terre et le verre. Primitivement intitulée “Les sept cruches de Marjolaine”, cette histoire de poteries au contenu fantasmagorique baigné de mythologie orientale avait déjà inspiré à Emile Gallé une célèbre installation à l’Exposition Universelle de 1900. Ici, les sept formes de grès sombre, dont l’intérieur mystérieusement lumineux est révélé par un système de miroirs suspendus, déclinent de façon diverse l’allusion au vase, à l’urne et au torse féminin. Autant de “soeurs de Monelle”, dont l’observateur attentif découvrira le visage – le masque.
L’oeuvre est exposée au REV ’ ART 2009 (dont Rose Coonan est l’invitée d’honneur) à BEZONS, Immeuble River Ouest, du 2 au 21 juin, de 8 h 30 à 19 heures. (Accès piétons par la rue Jean Jaurès – Accès voitures 80 quai Voltaire)

Une vie imaginaire de Marcel Schwob ·
La romancière italienne Fleur Jaeggy vient de publier chez Adelphi, dans la collection « Biblioteca minima », Vite congetturale, petit ouvrage contenant les trois vies imaginées de Thomas De Quincey, Keats et Marcel Schwob. Elle connaît bien ces trois auteurs, puisqu’elle a écrit sur Keats, et traduit les Vies imaginaires de Schwob (1972) ainsi que, à l’instar de Schwob d’ailleurs, Les derniers jours d’Emmanuel Kant de Thomas De Quincey. Elle est aussi l’auteur, dans le numéro que la revue Europe a consacré à Marcel Schwob en mai 2006 (n° 925), de l’article intitulé « Un aventurier passif », brève biographie sympathique et poétique de l’écrivain.

Contes symbolistes ·
Le Roi au masque d’or (1892) n’était plus disponible en publication séparée depuis sa réédition chez Ombres en 1991. Ce recueil inaugure une collection de Contes symbolistes lancée par Bertrand Vibert. Il s’agit de « rendre accessibles à un public aussi large que possible, en les associant deux à deux, des recueils de contes poétiques en prose de la génération symboliste». Voilà Le Roi au masque d’or inscrit dans une période (la dernière décennie du XIXe siècle), un courant littéraire et un genre auquel l’auteur consacre un essai à paraître : Le recueil de contes poétiques en prose, 1890-1900. Ainsi mis en perspective par une « défense et illustration de la poésie narrative en prose symboliste » qui trouve sa forme dans le renouvellement du « conte » savamment agencé en recueil, l’ouvrage schwobien devient membre d’une famille littéraire issue de Baudelaire et Villiers, et qui comprend Lazare, Régnier et Gourmont, Rodenbach et Mauclair…Le premier volume associe Le Roi au masque d’or au Miroir des légendes de Bernard Lazare, publié la même année et jamais réédité depuis. C’est une chance que de pouvoir (re)lire à l’envi ces textes méconnus de Lazare, dont l’écriture, jusqu’à présent, avait moins tenté les commentateurs que ses engagements idéologiques. C’est également l’occasion de comparer les productions de deux auteurs strictement contemporains morts prématurément, deux érudits juifs oeuvrant sur l’imaginaire culturel tout en menant une carrière de journalistes.
Chacun des deux recueils est assorti d’une longue introduction d’ensemble. Celle de Schwob rappelle les principes qui organisent en profondeur un recueil en apparence bien disparate : non seulement la dialectique de la terreur et de la pitié, qui présidait déjà à Coeur double, mais aussi celle des apparences et de la vérité ; des personnages d’exception, un labyrinthe de signes, des échos thématiques à résonance mythique… En outre, chacun des contes est précédé d’une présentation nourrie, et accompagné de nombreuses notes en bas de page. On relit ainsi Le Roi au masque d’or dans une remarquable édition critique, établie par Michel Viegnes et Sabrina Granger, et qui propose un éclairage multiple et très documenté : contexte de la production, palimpseste et références culturelles, liens avec le reste de l’œuvre, précisions sur le dispositif narratif qui vont parfois jusqu’à l’explication de texte… L’ensemble étant sous-tendu par la notion générique affichée en titre, cette lecture demeure malgré tout très cohérente et dégage la spécificité poétique originale d’un recueil un peu négligé par la critique récente. Contes symbolistes Volume I. Edition présentée par Bertrand Vibert avec la collaboration de Michel Viegnes et Sabrina Granger. Bernard Lazare, Le Miroir des légendes (1892) présenté et annoté par Bertrand Vibert – Marcel Schwob, Le Roi au masque d’or (1892) présenté et annoté par Michel Viegnes et Sabrina Granger. Grenoble, Ellug 2009 – 491 pages.


Spicilège en ligne ! ·
SPICILÈGE – CAHIERS MARCEL SCHWOB n° 1 :
édités par la Société Marcel Schwob
Le premier numéro des Cahiers Marcel Schwob est paru en octobre 2008; vous pouvez en télécharger une version électronique ici.
L’efflorescence des études sur Marcel Schwob nous a incités à réunir annuellement quelques-uns de ces travaux et documents glanés ici ou là dans les CAHIERS MARCEL SCHWOB.
La première brassée de ce nouveau « SPICILÈGE » met l’accent sur la dimension intertextuelle d’une œuvre qui transcende superbement les frontières des genres, des époques et des lieux.
Un DOSSIER articule Schwob, Villon et l’Amérique latine. Le dessinateur argentin Ricardo Godoy, qui a commencé à illustrer Vies imaginaires et travaille à une vie de Schwob illustrée, est l’auteur du frontispice. Les deux premiers articles sont issus des communications présentées par leurs auteurs respectifs à Nantes, le 25 novembre 2006, lors d’une journée d’études organisée à l’initiative de Rodolphe Dalle par le Centre de Recherche sur les Conflits d’Interprétation (CERCI) de l’Université de Nantes, avec le concours de la Bibliothèque municipale de Nantes, du Lycée Clemenceau et de la Société Marcel Schwob. Bruno Fabre propose une analyse des liens entre Vies imaginaires et la vie et l’œuvre de François Villon, tandis que Jean-Marie Lassus donne un aperçu riche en perspectives sur la réception de Schwob en Amérique latine. Les deux textes sont suivis d’une étude de la brève biographie poétique intitulée « Épitaphe », composée par l’écrivain mexicain Juan José Arreola (1918-2001). Sous-titrée « Hommage à Marcel Schwob », cette vie du poète médiéval témoigne du culte voué à l’écrivain français par Arreola, à l’instar de nombreux auteurs hispano-américains. Elle confirme aussi l’attachement profond de Schwob pour Villon dont les poèmes et l’existence trouvent un écho autant dans Vies imaginaires que dans la fiction biographique écrite par Arreola pour honorer l’un de ses maîtres. Faute de pouvoir publier intégralement le texte d’Arreola, nous donnons en annexe un autre bel hommage méconnu, celui de Paul Valéry, à l’admirateur passionné de Villon que fut Marcel Schwob.
Dans un ARTICLE qui aurait dû être communiqué à Cerisy, Amany Ghander s’interroge sur la diversité des genres dans les récits de Cœur double qui, entre conte et nouvelle, rappellent la libre complexité de la ménippée.
Une LETTRE INÉDITE, écrite la veille de la mort de Marcel Schwob par son frère Maurice, révèle l’intimité de l’écrivain avec le peintre Henry Brokman, dont une grande partie de l’œuvre a été léguée au musée du Petit Palais. Cette relation mérite de faire l’objet d’études sérieuses.
Avant quelques GLANURES, on pourra suivre, dans un DOCUMENT constitué de témoignages et de photographies, l’itinéraire parisien de Marcel Schwob au fil de ses déménagements successifs autour du cœur de Paris, au plus près des bibliothèques et des Archives – sur les traces de Villon ?
TABLE DES MATIÈRES
ÉDITORIAL
DOSSIER : SCHWOB, VILLON ET L’AMÉRIQUE LATINE
« Présences de Villon dans Vies imaginaires » par Bruno Fabre
« Marcel Schwob et l’Amérique latine » par Jean-Marie Lassus
« Un hommage à Marcel Schwob : « Epitafio » de Juan José Arreola » par Bruno Fabre
Schwob villoniste par Paul Valéry
Bibliographie sur Schwob et Villon
EN MARGE DU COLLOQUE DE CERISY
« Diversité générique dans les récits de Cœur double » par Amany Ghander.
INEDIT
Lettre de Maurice Schwob à Henry Brokman
DOCUMENT
« Marcel Schwob à Paris » par Agnès Lhermitte
GLANURES
Réalisation : Julien Schuh
Responsables : Bruno Fabre / Agnès Lhermitte
Url de référence : www.marcel-schwob.org
Adresse : Société Marcel Schwob, 19 rue de Nice, 75011 PARIS
