Spicilège - Cahiers Marcel Schwob ·


L’efflorescence des études sur Marcel Schwob nous a incités à réunir annuellement quelques-uns de ces travaux et documents glanés ici ou là dans des CAHIERS MARCEL SCHWOB.
La première brassée de ce nouveau « SPICILÈGE » met l’accent sur la dimension intertextuelle d’une œuvre qui transcende superbement les frontières des genres, des époques et des lieux.
Un DOSSIER articule Schwob, Villon et l’Amérique latine. Le dessinateur argentin Ricardo Godoy, qui a commencé à illustrer Vies imaginaires et travaille à une vie de Schwob illustrée, est l’auteur du frontispice. Les deux premiers articles sont issus des communications présentées par leurs auteurs respectifs à Nantes, le 25 novembre 2006, lors d’une journée d’études organisée à l’initiative de Rodolphe Dalle par le Centre de Recherche sur les Conflits d’Interprétation (CERCI) de l’Université de Nantes, avec le concours de la Bibliothèque municipale de Nantes, du Lycée Clemenceau et de la Société Marcel Schwob. Bruno Fabre propose une analyse des liens entre Vies imaginaires et la vie et l’œuvre de François Villon, tandis que Jean-Marie Lassus donne un aperçu riche en perspectives sur la réception de Schwob en Amérique latine. Les deux textes sont suivis d’une étude de la brève biographie poétique intitulée « Épitaphe », composée par l’écrivain mexicain Juan José Arreola (1918-2001). Sous-titrée « Hommage à Marcel Schwob », cette vie du poète médiéval témoigne du culte voué à l’écrivain français par Arreola, à l’instar de nombreux auteurs hispano-américains. Elle confirme aussi l’attachement profond de Schwob pour Villon dont les poèmes et l’existence trouvent un écho autant dans Vies imaginaires que dans la fiction biographique écrite par Arreola pour honorer l’un de ses maîtres. Faute de pouvoir publier intégralement le texte d’Arreola, nous donnons en annexe un autre bel hommage méconnu, celui de Paul Valéry, à l’admirateur passionné de Villon que fut Marcel Schwob.
Dans un ARTICLE qui aurait dû être communiqué à Cerisy, Amany Ghander s’interroge sur la diversité des genres dans les récits de Cœur double qui, entre conte et nouvelle, rappellent la libre complexité de la ménippée.
Une LETTRE INÉDITE, écrite la veille de la mort de Marcel Schwob par son frère Maurice, révèle l’intimité de l’écrivain avec le peintre Henry Brokman, dont une grande partie de l’œuvre a été léguée au musée du Petit Palais. Cette relation mérite de faire l’objet d’études sérieuses.
Avant quelques GLANURES, on pourra suivre, dans un DOCUMENT constitué de témoignages et de photographies, l’itinéraire parisien de Marcel Schwob au fil de ses déménagements successifs autour du cœur de Paris, au plus près des bibliothèques et des Archives – sur les traces de Villon ?



TABLE DES MATIÈRES

ÉDITORIAL

DOSSIER : SCHWOB, VILLON ET L’AMÉRIQUE LATINE
« Présences de Villon dans Vies imaginaires » par Bruno Fabre
« Marcel Schwob et l’Amérique latine » par Jean-Marie Lassus
« Un hommage à Marcel Schwob : « Epitafio » de Juan José Arreola » par Bruno Fabre
Schwob villoniste par Paul Valéry
Bibliographie sur Schwob et Villon

EN MARGE DU COLLOQUE DE CERISY
« Diversité générique dans les récits de Cœur double » par Amany Ghander.

INEDIT
Lettre de Maurice Schwob à Henry Brokman

DOCUMENT
« Marcel Schwob à Paris » par Agnès Lhermitte

GLANURES

Modèles schwobiens : discontinuité et plasticité « Un continuateur de Marcel Schwob »