Schwob et Stevenson ·
C’est d’Italie que vient la dernière étude sur les relations entre Robert Louis Stevenson et Marcel Schwob. Mara Errico publie en 2010 une synthèse sur Stevenson et la culture française qui fait la part belle à Schwob, comme l’indique le sous-titre « L’amitié littéraire avec Marcel Schwob ». Celle-ci est développée dans les deuxième et troisième parties. La deuxième, consacrée à « La culture française et Stevenson », évoque Marcel Schwob dans le monde décadent, propose une étude de ses trois recueils – Cœur double, Le Roi au masque d’or et Vies imaginaires – entre modèles et réception critique, et finit sur Maua, récemment édité par Sylvain Goudemare. La troisième, « Affinités littéraires », aborde, par le commentaire des articles de Schwob sur les œuvres de son aîné, leur proximité de conteurs, puis, à travers la correspondance, et en particulier celle qui relate le voyage à Samoa, une relation d’amitié littéraire. Le volume rassemble donc tout ce qui permet de rapprocher les deux écrivains, et rend compte de divers articles publiés sur la question, en particulier de celui que Jean-Marie Seillan avait consacré au Voyage à Samoa dans Marcel Schwob d’hier et d’aujourd’hui.
Mara ERRICO, Robert Louis Stevenson e la cultura francese – L’amicizia letteraria con Marcel Schwob. Florence, MEF Firenze Atheneum, Collezione Oxenford, 2010, 115 p., 9,20 €.

« L’effroi du masque » John Alden Green et le fonds Schwob à la Bibliothèque de Brigham Young University